Jeux d’ombre et jeux de perspective

Dans la plupart des cas, la seule ombre d’un objet ne permet pas de remonter à l’objet. Par exemple, une ombre plane hexagonale peut être l’ombre d’un carreau, mais aussi celle d’un cube. Les jeux d’ombre sont un autre exemple : on peut obtenir les ombres de certains animaux (ou vice versa) en disposant les mains en position opportune devant une lampe.
Les images en perspective, elles aussi, ne contiennent pas en général toutes les informations pour reconstruire l’objet représenté, avec ses dimensions effectives et dans la correcte position. Il faut plus d’informations.
L’ombre d’un objet varie si la source lumineuse et/ou le plan de projection changent leurs positions. Parfois, ces changements sont importants et sont utilisé au théâtre ou dans le jardin d’ombres.
La perspective d’un objet peut être profondément déformée si l’on change la position de l’oeil et du tableau. La réalisation d’ombres et perspectives a mis en évidence des caractéristiques intéressantes : par exemple, il est possible de déplacer la source lumineuse et l’objet (ou l’oeil et le tableau) de sorte que l’ombre (la perspective) reste la même. En outre, les ombres (les perspectives) diverses ainsi obtenues ont des propriétés en commun (étude des invariants).
À partir du XVIIe siècle, les géomètres (notamment Stevin, Desargues, Pascal, De La Hire) ont démarrée des recherches qui ont joué un rôle important dans le développement de la pensée géométrique, grâce à leurs contributions à la théorie des transformations.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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